Résistance face aux Français
La colonisation qui débuta en
1830 fut d'abord restreinte (littoral d'Alger et d'Oran), les deux tiers restant
étant concédés à l'émir AbdelKader reconnu comme sultan des arabes par le traité
de la Tafna le 30 mai 1837. Ensuite une conquête total a été entreprise et une
guerre s'en suivi de 1840 à 1847 qui opposa la France aux troupes de l'émir qui
appelait alors tout les musulmans à la guerre sainte. Malgré la supériorité
militaire française, celle-ci fut longtemps tenue en échec par la mobilité des
troupes arabes.

Mais face aux troupes française
de plus en plus nombreuses tout le pays du lui échapper en 1844. A cette époque
les M'sirda étaient déjà divisés en deux fraction les M'sirda Tahta et les M'sirda
Fouaga autrefois appelés respectivement Beni-Sliman et Debabsa correspondant à
une différence d'habitat. La pénétration française ne sait pas faite sans
difficultés dans cette région d'accès très difficile, habité par une population
turbulente et hostile à tout pouvoir établi. Les Tahta furent soumis en 1843 par
le général Bugeaud, quant aux Fouaga ils furent soumis en 1844 par Lamorcière.
Mais sous l'appel de différent
chefs de tribus les M'sirda rejoignirent l'émir Abdelkader et la guerre repris
en 1845. C'est d'ailleurs sur leurs territoires que les troupes françaises
subirent de lourdes pertes, on peut citer notamment l'affaire qui débuta au Djebel Kerkour (Fouaga)
le 23 septembre 1845 où les troupes française sous les ordres du chef d'escadron Courby de Cognard furent attaquées et périrent presque toutes au marabout de
Sidi Brahim (en savoir plus sur cette affaire). S'en suivie
non loin de là au nord ouest la perte des 3éme, 6ème et 7ème compagnies du
chasseurs d'Orléans commandés par le capitaine Chargères. Ou encore la perte de
la compagnie de secours des officiers Froment et Bugard au marabout de
Sidi-Tahar.

Augustin Régis, La reddition d'Abdelkader, le 23
décembre 1847, musée Condé.
Les M'sirda
se soumirent définitivement en 1847 et c'est sur leur territoire au lieu même des
combats que l'émir Abdelkader se rendit à Lamorcière le 23 décembre. Mais les M'sirda demeurèrent longtemps remuants, ne payant l'impôt que contraints par la
présence d'une force militaire dans le pays.