Arbre
Généalogique
Comme il a été
mentionné dans la rubrique historique, la branche arabe des M'sirda aurait
deux origines distinctes, les Ouled Abd el Moumen et les
Ouled ben Yahia.
Cette rubrique est consacrée à la branche des Oulad ben Yahia. Toutefois
vous trouverez dans la zone téléchargement un document relatant quelques faits de la vie de Abd el Moumen.
Sous l'Algérie Française
un service fut spécialement conçu pour la surveillance politique
et administrative des populations musulmanes appelé Service Central des
Affaires Indigènes. Ainsi ce service avait pour but de cartographier
et d'établir les origines de chaque tribu. Le document relatif à
la tribu des Ouled ben Yahia qui fut rédigé à la fin du
19ème siècle a pu tant bien que mal être conservé
et est établi de la façon suivante ( les pointillés représentant
les passages rendu illisible par l'usure sur le document original) :
Les Ouled-ben-Yahia descendent de
Sidi
Mohamed ben Yahia et par lui de
Moulay
Abdel Kader Djilani chérif de Bagdad et fondateur de l'ordre des
Quadiria. Ils possèdent une chegra (arbre) dans laquelle leur origine
est établie de la façon suivante. Une des fille de Sidi Abdel
Kader Djilani nommée
Set
Amra el Ouassila ......... ayant quitté Bagdad vint
se fixer aux environs de Tlemcen et mourut auprès du Mansourah où
elle à une Koubla celèbre. Le fils d'un de ses frères Sid
oum Ali ben Yahia vint la rejoindre et s'installa auprès d'elle. A la
mort de celle-ci il se rendit à ........ où il résta
jusquà la fin de ses jours. Son petit fils Sidi
Mohamed ben Yahia ben Ali .......laissa trois enfants, Brahim,
Moussa,
et Yahia qui se divisèrent. L'un d'eux vint habité à Foha
(commune mixte
de Mascara) l'autre aux M'sirda à Dare Attia en face de
la mer et forme le clan des Ouled-ben-Yahia.
Ce dernier n'a
pas eu de rôle politique distinct de celui de la tribu des M'sirda . Il a
suivi le sort de cette tribu en toute circonstance. Ayant pris part à
l'affaire déclanchée par Brahim au mois de septembre 1845
et au massacre de la colonne montagneuse, il fut définitivement
............ rentra sur notre territoire qu'à la fin de l'année
1847 après la chute d'Abdel Kader ...... sa soumission a été
absolue depuis cette époque. Depuis lors, aucun de ses membres ni personne
n'a pris une part active à aucun mouvement insurrectionel. Le prix
du chef actuel de la famille ........ ben Mohamed ben Moussa fut saïd de la
tribu des M'sirda.
Il s'acquitta de ses fonctions avec
....... et fut assassiné pour avoir voulu trop bien servir notre cause, par des
...... qu'il avait chassé de la ..... .
La famille de
Si Mohamed ben Tahar se compose actuellement de son frère Moussa ben
Tahar ....... et de ses trois enfants encore jeunes. Un de ses oncles Mohamed
ben Moussa avait séjourné quelques années à ..... Mouley
Cherif mort également en laissant cinq enfants dont l'ainé Mohamed ould
Cherif a actuellement 25 ans. Il parait très intelligent et énergique
et semble devoir se faire ...... .
L'influence héréditaire des
ouled Ben Yahia sans être bien considérable et ...... sur les fractions
connu des M'sirda. Ils ne représentent pas un ..... .
Ils entretiennent quelques
relations avec leurs parents de Froha (Mascara) et quelques familles de ......
auxquelles ils sont alliés. Leur fortune n'est pas à l'état
collectif.
Si Mohamed ben Tahar
est né aux M'sirda, il est âgé de 47 ans ..... droit, intelligent,
instruit, a étudié assez longtemps chez les chorfas de .... .
Mais défiant les représentants de l'autorité française.
Fils d'un ancien saïd très estimé, a une influence grande sur
ses coreligionnaires. Il a assez de prestige sur les membres de sa famille
qui le reconnaisse sans conteste comme leur vrai chef. Est allié à
Si Ben Yahia Ben Bagdela saïd de Froha commune mixte de Mascara et à un
grand nombre de famille de ce douar. N'a pas de relation avec les Européens.
Sans grande fortune personnel, jouit cependant d'une assez belle ...., 1 jument,
1 mule, 17 moutons, 1 maison, 3 jardins, 2 chevaux de trait, ........ et dirige
très bien ....... à la tête duquel il est placé.
Est capable de nous rendre des services plus souvent, ........ très favorablement
aux besoins de notre cause. ......................
toutes les aptitudes nécessaires pour bien ........ . Est intelligent et nous
.............................. digne de confiance.
Document Original :
Page 1 ;
Page
2 ; Page 3
Ce document, bien que rendu
illisible à certains endroits par le poids des années nous permet
tout de même de retracer aisément la généalogie de Sidi
Mohamed (ben Yahia) jusqu'à Abdel Kader el Djilani. La lignée
de Abdel Kader el Djilani rejoignant celle du prophète Mohamed (que la
paix et le salut soit sur lui) par le biais de sa fille Lalla Fatima, on peut
donc sans aucune prétention faire remonter la lignée de Sidi Mohamed
ben Yahia jusqu'à celle du prophète Mohamed (SWS). Celle-ci peut donc être
établie de la façon suivante :
Sidi Mohamed ben
Yahia
ben Ali ben
Yahia
ben Abdel Kader el Jilani ( 1077- 1166 )
ben Salah
ben Mussa
ben Yahia Ez-Zahed (le dévot)
ben
Muhammad
ben Daoud
ben
Mussa El Djouzi
ben Mussa
ben
Abd Allah Al-Mahd
ben Al-Hasan Al-Muthanna
ben
Al-Hasan ( 624 - 669 )
ben
Ali (? - 661, cousin
du prophète et mari de sa fille lalla Fatima)
ben
Abu Talib (oncle du prophète).
Abdel Kader Jilani est né à Jilan (province de l'Iran actuel)
en 1077, il fut le phare de son époque dans les sciences spirituel et
divine. Il est le fondateur de l'ordre des Quardia qui est la branche la plus
importante et la plus représentative du soufisme en Islam. Ses prêches
étaient écoutaient par plusieurs milliers de personnes et sont
à l'origines de plusieurs centaines de conversions au sein des communautés
juive et chrétienne. Il mourut en 1166 à Bagdad ou sont tombeau
se trouve encore ( photo ci-dessous).
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Plus
connue sous le nom de Lalla Setti, elle fut selon
la légende une grande princesse aimée et respectée qui
vécu à Tlemcen à la fin du 12 ème siècle. Elle mourut
près de la Mansourah ou lui fut érigé une Koubra célèbre
(illustré ci-dessous). Certaine croyance lui accorde encore de nos jours
des vertus guérisseuses. retour
Sidi Mohamed ben Yahia aurait vécu approximativement au 18 ème
siècle. Il aurait été un grand marabout craint et très
respecté auquel les légendes attribut de nombreux bienfaits. Sa
renommée fut elle que longtemps après sa mort et même de
nos jours on vient se recueillir auprès de son tombeau afin d'obtenir
certaines grâces de Dieu ( que Dieu nous préserve de l'association.). retour